Questions fréquentes
Questions fréquentes sur la création et l'implantation d'entreprise au Portugal
Vous trouverez ici des réponses courtes et honnêtes aux questions que se posent le plus souvent les francophones qui veulent créer ou implanter leur entreprise au Portugal : démarches, coûts, NIF, statuts, fiscalité, banque, et le vrai sujet que beaucoup oublient, le risque fiscal si l'on gère sa société portugaise depuis la France. Les chiffres cités sont à jour de 2026 et donnés à titre informatif ; ils ne remplacent pas une analyse de votre situation. Si votre cas est particulier, le plus simple reste un premier échange gratuit et sans engagement.
Mis à jour le 9 juin 2026
Création & démarches
Oui. Aucune loi portugaise n'impose de résider au Portugal pour y créer une Lda ou une Unipessoal Lda, ni d'y être résident fiscal. Un ressortissant de l'Union européenne, comme un Français, obtient son NIF à distance et n'a pas besoin de résider au Portugal pour créer. En revanche, la signature des statuts et l'ouverture du compte bancaire se font en personne au Portugal : prévoyez une venue. La vraie question n'est pas l'autorisation de créer, mais le lieu où vous dirigerez réellement l'activité, c'est ce point qui détermine où votre société sera imposée.
Le parcours combine des étapes à distance et une venue sur place. À distance : obtention du NIF des associés, choix du nom et de l'objet social, cadrage du projet en visio. En personne au Portugal : la signature des statuts (puis émission de la Certidão Permanente sous 24 à 48 heures, déclaration du RCBE par notre avocat partenaire) et l'ouverture du compte bancaire professionnel. Chez Business Portugal, Audrey réalise elle-même la création et vous accompagne sur place ; comptez en général une venue à Lisbonne, que nous préparons pour qu'elle soit unique.
Il faut un NIF pour chaque associé et gérant, un nom de société validé, un objet social (activité principale et activités secondaires), un capital social et l'identité des associés. La société est ensuite constituée par la signature des statuts en personne au Portugal, puis vous recevez la Certidão Permanente, le RCBE (déclaré par notre avocat partenaire) et les statuts ; le compte bancaire s'ouvre sur place, lors de la même venue. C'est un enchaînement de formalités simple sur le papier, mais où une erreur de paramétrage peut coûter cher ensuite, d'où l'intérêt d'être accompagné dès le départ.
L'Empresa na Hora est un dispositif officiel qui permet de constituer une société portugaise en une séance, à partir de statuts types et d'un nom pré-approuvé. C'est rapide, mais cela suppose d'être présent sur place et de se contenter de statuts standardisés, ce qui ne convient pas à toutes les situations (associés à l'étranger, objet social sur mesure, montage à plusieurs). La vitesse n'est pas toujours un avantage : une coquille créée trop vite, sans paramétrage adapté ni substance réelle, peut poser des problèmes par la suite.
Pour le NIF, on demande généralement une pièce d'identité ou un passeport et un justificatif de domicile récent. Pour la création de société, il faut les informations sur l'entreprise (adresse, capital social, objet principal et activités secondaires) et l'identité des associés et gérants. Pour la banque, on utilise les documents de la société créée (Certidão Permanente, RCBE, statuts), le numéro fiscal du gérant dans son pays et les justificatifs propres à la banque.
Coûts & délais
Le coût se compose des frais administratifs d'immatriculation, de l'obtention du NIF, et, selon votre cas, de la domiciliation et de la comptabilité mensuelle. Business Portugal ne publie pas de grille figée car chaque projet est différent : le tarif est communiqué sur devis, après un premier échange gratuit, frais administratifs inclus dans le package. Méfiez-vous des prix d'appel très bas affichés par certaines plateformes : ils excluent souvent le NIF, la banque ou la comptabilité, et masquent le vrai budget.
Comptez en moyenne environ trois semaines pour un dossier complet, une fois tous les éléments réunis (NIF, identité des associés, objet social, justificatifs). Après l'immatriculation, la Certidão Permanente est disponible sous 24 à 48 heures. Ce délai dépend de la réactivité du client à fournir ses documents et des banques pour la partie compliance : aucun cabinet sérieux ne peut garantir une date absolue, car elle dépend en partie des administrations.
Le capital social minimum légal d'une Lda ou d'une Unipessoal Lda est de 1 € par associé. C'est un point régulièrement faux dans les contenus francophones, qui citent encore 5 000 € : ce chiffre est erroné. En pratique, Audrey recommande souvent de prévoir un capital plus réaliste, de l'ordre de 1 000 €, pour donner de la cohérence au dossier, notamment auprès des banques. Une SA (Sociedade Anónima), elle, exige bien un capital de 50 000 €.
Au Portugal, une société doit obligatoirement avoir un comptable agréé (Contabilista Certificado), ce qui représente un coût mensuel récurrent. Pour une petite structure, le budget se situe généralement autour de 200 à 250 € par mois, variable selon le volume d'opérations et la complexité du dossier. Business Portugal ne fait pas la comptabilité elle-même : Audrey vous met en relation avec des partenaires comptables de confiance (Raly Conseils, Joongle).
NIF, NIPC & représentant fiscal
Le NIF (numéro d'identification fiscale des particuliers) s'obtient à distance, via un représentant fiscal au Portugal, sur présentation d'une pièce d'identité et d'un justificatif de domicile. C'est la première brique de tout projet : sans NIF, on ne peut ni créer de société, ni ouvrir de compte, ni signer de bail. Business Portugal s'occupe de cette démarche pour vous sans que vous ayez à vous déplacer ; le NIF est la seule étape entièrement à distance, la signature des statuts et l'ouverture du compte se faisant ensuite en personne au Portugal.
Le NIF (Número de Identificação Fiscal) identifie une personne physique auprès de l'administration fiscale portugaise. Le NIPC (Número de Identificação de Pessoa Coletiva) identifie une personne morale, c'est-à-dire une société. Concrètement, chaque associé et gérant a son NIF, et la société, une fois créée, reçoit son NIPC ; les deux numéros servent ensuite pour toutes les démarches fiscales et bancaires.
Pour un résident de l'Union européenne ou de l'EEE, comme un Français, un représentant fiscal n'est en principe plus obligatoire depuis l'assouplissement des règles : vous pouvez obtenir un NIF sans représentant. L'obligation de représentant fiscal concerne surtout les personnes résidant hors UE/EEE. C'est un point qui crée souvent de la confusion ; le mieux est de vérifier votre cas précis lors de l'échange, car la situation diffère selon votre pays de résidence.
Le NISS (Número de Identificação de Segurança Social) est le numéro de sécurité sociale portugais, distinct du NIF. Il devient nécessaire dès que vous exercez une activité soumise à cotisations (indépendant, gérant rémunéré, salarié) ou que vous embauchez. La démarche se fait auprès de la Segurança Social et fait partie des étapes que Business Portugal peut coordonner selon votre situation, en lien avec le comptable partenaire.
Statuts juridiques
Le choix dépend de votre activité, de votre chiffre d'affaires et de votre besoin de protéger votre patrimoine. L'ENI (Empresário em Nome Individual) et le statut de Trabalhador Independente conviennent à un démarrage en solo et à faible volume, mais sans séparation entre patrimoine personnel et professionnel. La Unipessoal Lda (société unipersonnelle à responsabilité limitée) protège votre patrimoine et reste accessible avec un seul associé ; la Lda est sa version à plusieurs associés. Le bon arbitrage se fait au cas par cas, lors du premier échange.
Les deux sont des sociétés à responsabilité limitée qui protègent le patrimoine personnel de l'associé. La différence tient au nombre d'associés : la Unipessoal Lda a un associé unique, tandis que la Lda en compte au moins deux. Le capital minimum est de 1 € par associé dans les deux cas, et les obligations comptables sont équivalentes. On choisit l'une ou l'autre selon que vous lancez votre activité seul ou à plusieurs.
Il n'y a pas d'équivalence parfaite, et il vaut mieux raisonner avec les statuts portugais qu'avec les sigles français. La Unipessoal Lda est l'analogue le plus proche de l'EURL (société à responsabilité limitée à associé unique), et la Lda celui de la SARL (plusieurs associés). Attention : parler de « SARL », « EURL » ou « auto-entrepreneur » pour décrire le Portugal entretient des confusions juridiques et fiscales, les règles portugaises ne sont pas calquées sur les françaises.
Il n'y a pas de seuil universel : tout dépend de votre marge, de votre besoin de protection patrimoniale et de votre fiscalité globale. En pratique, passer d'un statut individuel (ENI / Trabalhador Independente) à une société (Unipessoal Lda) devient pertinent quand l'activité se développe, que les revenus montent ou que vous voulez séparer clairement patrimoine personnel et professionnel. C'est typiquement une décision à chiffrer avec un comptable ; Business Portugal vous oriente vers le bon interlocuteur pour la simulation.
Fiscalité & IFICI
En 2026, le taux général de l'IRC (impôt sur les sociétés) est de 19 %. Les PME bénéficient d'un taux réduit de 15 % sur les premiers 50 000 € de bénéfice imposable, le surplus étant taxé à 19 %. S'y ajoutent une derrama municipale (jusqu'à 1,5 % selon la commune) et, seulement au-delà de 1,5 M€ de bénéfice, une derrama d'État qui ne concerne pas la plupart des PME. (Taux 2026, susceptibles d'évoluer avec la loi de finances.)
L'IRS est l'impôt sur le revenu des personnes physiques (salariés, indépendants, retraités). L'IRC est l'impôt sur le bénéfice des sociétés. L'IVA est la TVA portugaise, dont le taux standard est de 23 %. Ces trois impôts répondent à des logiques et des déclarations différentes ; le comptable agréé de votre société s'occupe de l'IRC et de l'IVA, tandis que l'IRS relève de votre situation personnelle.
L'IFICI (Incentivo Fiscal à Investigação Científica e Inovação) est le régime fiscal qui a remplacé l'ancien RNH ; « RNH 2.0 » n'en est qu'un surnom marketing, pas son nom légal (art. 58-A du Código dos Benefícios Fiscais, Portaria 352/2024). Il réserve un taux d'IRS de 20 % sur les revenus d'activité éligible (catégories A et B) pendant 10 ans non renouvelables, à condition de ne pas avoir été résident fiscal au Portugal lors des 5 dernières années. Il vise des profils actifs qualifiés (enseignants-chercheurs, professions hautement qualifiées dans des entreprises exportatrices, startups certifiées, R&D). Audrey vous alerte sur l'éligibilité et vous met en relation avec le bon fiscaliste ; elle ne réalise pas l'analyse elle-même.
Non. C'est le changement majeur par rapport à l'ancien RNH : l'IFICI exclut totalement les pensions de retraite étrangères, et il n'existe plus d'avantage forfaitaire pour les retraités. Une pension privée française devient imposable au Portugal au barème progressif de l'IRS (catégorie H), tandis qu'une pension publique de fonctionnaire reste imposable en France au titre de la convention fiscale du 14 janvier 1971. Seuls les bénéficiaires inscrits au RNH avant fin 2023 conservent leurs anciens avantages jusqu'à la fin de leurs 10 ans.
La demande se dépose sur le Portal das Finanças, jusqu'au 15 janvier de l'année qui suit celle où vous devenez résident fiscal au Portugal (par exemple : résidence fiscale en 2026 → demande avant le 15 janvier 2027). Ce délai est strict : une demande tardive ne produit effet qu'à partir de l'année de dépôt et vous fait perdre une ou plusieurs des 10 années d'avantage. Pour les profils dont l'entité ou le projet doit être reconnu au préalable, il faut s'y prendre bien en amont ; c'est un point que le fiscaliste partenaire sécurise avec vous.
L'IVA (TVA portugaise) au taux standard de 23 % s'applique à la plupart des ventes et prestations. Les petites structures peuvent bénéficier d'une franchise (isenção) tant que leur chiffre d'affaires de l'année précédente reste sous le seuil d'environ 15 000 €, ce qui les dispense de facturer l'IVA. Pour le e-commerce intra-UE, des règles spécifiques s'appliquent (seuil de 10 000 € et guichet OSS). Le périmètre exact dépend de votre activité ; votre comptable agréé le cadre précisément.
Banque & opérationnel
L'ouverture d'un compte professionnel se fait après la création de la société, avec la Certidão Permanente, le RCBE, les statuts, le NIF du gérant et les justificatifs demandés par la banque. C'est souvent l'étape la plus délicate, à cause de la compliance (vérifications anti-blanchiment), surtout pour les profils non-résidents ou non-européens. C'est justement un savoir-faire de Business Portugal : Audrey réalise elle-même l'accompagnement bancaire, avec Millennium comme partenaire, là où beaucoup d'entrepreneurs se retrouvent bloqués seuls.
Pour les opérations courantes, ces comptes peuvent dépanner, mais ils ne remplacent pas un compte bancaire local portugais. Un IBAN étranger (par exemple lituanien pour Revolut Business) est souvent inadapté pour régler l'État portugais, IVA, IRC, cotisations à la Segurança Social, qui attend des prélèvements depuis un compte domestique. Un compte local reste donc, en pratique, indispensable pour une société qui exerce réellement au Portugal.
Vivre/travailler depuis la France & requalification
Oui, c'est possible, et fréquent : il faut une adresse de domiciliation au Portugal et, le plus souvent, pouvoir justifier d'une partie de l'activité en local. Le point de vigilance, trop souvent passé sous silence, reste la direction effective. Si vous dirigez réellement votre société depuis la France, c'est là que se prennent les décisions et que vous travaillez, sans aucune substance au Portugal, l'administration française peut considérer que le siège de direction effective est en France et imposer la société en France, voire y voir un établissement stable non déclaré. Le danger n'est pas la création de la société, qui est simple, mais sa requalification fiscale ultérieure. Audrey alerte sur ce point et vous oriente vers un fiscaliste ; elle ne réalise pas elle-même le montage fiscal.
Non, c'est un mythe : aucune loi portugaise n'impose que le gérant d'une Lda ou d'une Unipessoal Lda réside au Portugal ou y passe un nombre minimum de jours. En revanche, l'absence d'obligation portugaise ne supprime pas le risque fiscal côté français : si la société est réellement pilotée depuis la France, elle peut y être rattachée fiscalement. Autrement dit, ce n'est pas une case juridique à cocher, mais une question de substance réelle de l'activité, où elle est dirigée, où elle a ses moyens.
Non, c'est l'un des raccourcis les plus trompeurs de l'expatriation. Passer moins de 183 jours en France ne suffit pas à devenir non-résident : l'administration française regarde aussi votre foyer (où vit votre famille), votre centre des intérêts vitaux et votre activité professionnelle principale, qui sont des critères alternatifs. On peut donc rester résident fiscal français malgré moins de 183 jours sur le territoire. La résidence fiscale se détermine par un faisceau d'indices, pas par un simple compteur de jours, un point à valider avec un fiscaliste.
Accompagnement & garanties
Parce que créer la société n'est qu'une partie du chemin : il faut aussi obtenir le NIF, débloquer la banque, choisir le bon statut, trouver un comptable agréé et éviter les pièges fiscaux côté France, le tout en portugais et avec plusieurs interlocuteurs. Business Portugal vous offre un seul point de contact francophone : Audrey réalise elle-même la création et l'accompagnement bancaire, et vous connecte aux bons experts (comptable, fiscaliste, juridique, recrutement) au lieu de vous laisser jongler seul dans une langue étrangère. C'est le modèle du chef d'orchestre d'implantation, plutôt que dix prestataires à coordonner vous-même.
Quelques repères simples permettent de juger : un interlocuteur humain identifié et joignable, une transparence sur ce qui est inclus ou non, et le recours à un Contabilista Certificado inscrit au registre public de l'OCC (l'ordre portugais des comptables), un comptable agréé étant d'ailleurs obligatoire pour toute société. Business Portugal s'appuie sur des preuves concrètes : environ 75 entrepreneurs accompagnés depuis 2025, des partenaires nommés (Millennium pour la banque, Raly Conseils et Joongle pour la comptabilité) et un premier échange gratuit pour juger sans engagement. Fuyez à l'inverse les promesses du type « zéro impôt garanti » ou « société en 2 heures sans rien vérifier » : sur la fiscalité, l'honnêteté vaut mieux que les superlatifs.
Avertissement
Cette page est informative et pédagogique. Elle ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou comptable personnalisé, ni une promesse de résultat. La fiscalité et le droit des sociétés évoluent (notamment avec la loi de finances portugaise et la loi de finances française) ; les montants et taux indiqués sont à jour de 2026 et doivent être vérifiés au regard de votre situation. Audrey Marques est consultante en création et implantation d'entreprise au Portugal ; pour les questions fiscales, juridiques et comptables, elle vous met en relation avec des professionnels qualifiés. Pour toute décision, faites valider votre cas par le professionnel compétent.
Une question qui n'est pas ici ?
Chaque projet a ses particularités. Le premier échange est gratuit et sans engagement, en français, pour faire le point sur votre situation et vous dire honnêtement ce qui est faisable.